Une diagonale à calculer, une échelle appuyée contre un mur ou un triangle dont il faut vérifier l’angle droit : le théorème de Pythagore intervient dans de nombreuses situations très concrètes. Je présente ici plusieurs exemples du théorème de Pythagore, avec les calculs détaillés, les bons réflexes et les erreurs qui font souvent perdre des points.
Les réflexes essentiels pour réussir un calcul de Pythagore
- Condition : le théorème s’applique uniquement à un triangle rectangle.
- Hypoténuse : c’est toujours le côté opposé à l’angle droit et le plus long.
- Formule : hypoténuse² = côté² + côté².
- Calcul inverse : pour trouver un petit côté, je soustrais les carrés.
- Vérification : la réciproque permet de prouver qu’un triangle est rectangle.

La formule devient simple quand la figure est bien repérée
Dans un triangle rectangle, le côté situé en face de l’angle droit s’appelle l’hypoténuse. C’est le seul côté qui peut être placé seul dans la formule. Si l’angle droit se trouve en C, alors le côté AB est l’hypoténuse et la relation s’écrit AB² = AC² + BC².
Le carré d’une longueur signifie que je multiplie cette longueur par elle-même. Ainsi, 5² vaut 25 et 12² vaut 144. Avant de commencer, je vérifie donc deux choses : la présence d’un angle droit et l’identification du côté le plus long.
| Élément | Rôle | Exemple |
|---|---|---|
| Hypoténuse | Côté opposé à l’angle droit | AB |
| Deux autres côtés | Côtés qui forment l’angle droit | AC et BC |
| Relation | Somme des deux petits carrés | AB² = AC² + BC² |
Une confusion fréquente consiste à choisir le plus grand nombre sans regarder la figure. Ce réflexe peut fonctionner dans certains exercices numériques, mais seule la position par rapport à l’angle droit permet d’identifier correctement l’hypoténuse.
Calculer l’hypoténuse avec un exemple 3-4-5
Considérons un triangle ABC rectangle en A, avec AB = 3 cm et AC = 4 cm. On cherche la longueur BC, qui est opposée à l’angle droit et constitue donc l’hypoténuse.
J’applique directement la relation de Pythagore :
BC² = AB² + AC²
BC² = 3² + 4²
BC² = 9 + 16
BC² = 25
Il faut maintenant prendre la racine carrée de 25. On obtient donc BC = 5 cm. Le triangle possède les longueurs 3, 4 et 5, un triplet très utile à reconnaître rapidement, même si la rédaction complète reste nécessaire dans un devoir.
Un exemple avec des nombres moins immédiats
Dans un autre triangle rectangle, les deux côtés de l’angle droit mesurent 6 cm et 8 cm. La longueur de l’hypoténuse vaut :
c² = 6² + 8² = 36 + 64 = 100
Donc c = √100 = 10 cm.
Ce calcul montre pourquoi il est préférable de conserver les carrés jusqu’à la dernière ligne. Arrondir trop tôt peut produire une réponse légèrement fausse, surtout lorsque la racine carrée n’est pas exacte.
Retrouver un côté quand l’hypoténuse est connue
Le raisonnement change légèrement lorsque la longueur inconnue est l’un des deux côtés qui forment l’angle droit. Je pars toujours de la formule complète, puis j’isole le carré recherché par une soustraction.
Exemple avec une hypoténuse de 13 cm
Un triangle rectangle possède une hypoténuse de 13 cm et un côté de 5 cm. Pour trouver l’autre côté x, j’écris :
13² = 5² + x²
169 = 25 + x²
x² = 169 - 25
x² = 144
La longueur cherchée est donc x = 12 cm. Le triplet 5-12-13 confirme le résultat, mais la méthode fonctionne aussi avec des valeurs qui ne donnent pas une longueur entière.
Exemple avec une racine carrée
Supposons maintenant que l’hypoténuse mesure 10 m et qu’un côté mesure 7 m. Le second côté vaut :
x² = 10² - 7²
x² = 100 - 49
x² = 51
x = √51 ≈ 7,14 m
Je garde généralement la valeur exacte √51 m, puis j’indique l’approximation seulement si l’énoncé demande une valeur décimale. Une longueur comme 7,14 m doit être présentée avec son unité et un arrondi clairement annoncé.
Utiliser la réciproque pour reconnaître un triangle rectangle
Le théorème sert à calculer une longueur, mais sa réciproque sert à répondre à une autre question : un triangle dont on connaît les trois côtés est-il rectangle ? Je commence par repérer le côté le plus long, car c’est lui qui pourrait être l’hypoténuse.
Prenons un triangle dont les côtés mesurent 7 cm, 24 cm et 25 cm. Je compare le carré du plus grand côté avec la somme des carrés des deux autres :
25² = 625
7² + 24² = 49 + 576 = 625
Les deux résultats sont égaux. Je peux donc conclure que le triangle est rectangle, avec un angle droit opposé au côté de 25 cm.
Quand l’égalité ne fonctionne pas
Avec des côtés de 6 cm, 8 cm et 11 cm, le test donne :
11² = 121
6² + 8² = 36 + 64 = 100
Comme 121 n’est pas égal à 100, le triangle n’est pas rectangle. Il ne faut pas tenter d’appliquer le théorème avant cette vérification : une formule correcte utilisée sur une figure qui ne convient pas produit forcément une conclusion erronée.
Des situations concrètes où le calcul aide vraiment
La diagonale d’un écran ou d’une pièce
Une table rectangulaire mesure 1,20 m de long et 0,90 m de large. Sa diagonale forme un triangle rectangle avec deux côtés de la table. Sa longueur d vaut :
d² = 1,20² + 0,90²
d² = 1,44 + 0,81 = 2,25
d = √2,25 = 1,50 m
La diagonale mesure donc 1,50 m. C’est le même principe pour une pièce, une fenêtre ou un écran, à condition de travailler avec des mesures prises dans le même plan.
Une échelle contre un mur
Une échelle de 5 m est posée à 3 m du pied du mur. En supposant que le sol est horizontal et que le mur est vertical, l’échelle représente l’hypoténuse. La hauteur atteinte h vérifie :
5² = 3² + h²
25 = 9 + h²
h² = 16
h = 4 m
Le haut de l’échelle atteint donc 4 m. Dans la réalité, je vérifierais aussi la stabilité, l’angle d’appui et la nature du sol : le calcul donne une hauteur géométrique, pas une garantie de sécurité.
Lire aussi : Ensemble de définition d'une fonction - méthode et exemples
La distance entre deux points sur un plan
Sur un plan quadrillé, deux points sont séparés de 9 unités horizontalement et de 12 unités verticalement. La distance directe entre eux est la diagonale d’un triangle rectangle :
d² = 9² + 12² = 81 + 144 = 225
Donc d = 15 unités.
Cette application apparaît en géométrie analytique, en cartographie simplifiée et en informatique pour mesurer une distance « à vol d’oiseau » sur un écran. Elle ne convient plus telle quelle si les points se trouvent dans un espace en trois dimensions, où il faut ajouter une troisième coordonnée.
Les erreurs qui changent complètement le résultat
La première erreur est d’oublier la condition essentielle. Sans triangle rectangle, la relation a² + b² = c² ne s’applique pas directement. Je regarde donc toujours le codage de l’angle droit ou les informations données par l’énoncé avant de poser le moindre calcul.
La deuxième erreur consiste à écrire l’hypoténuse du mauvais côté. Elle doit être seule dans l’égalité, et son carré doit être égal à la somme des deux autres carrés. Si je cherche un petit côté, je dois au contraire effectuer une soustraction.
- Hypoténuse inconnue : j’additionne les deux carrés.
- Petit côté inconnu : je soustrais le carré connu au carré de l’hypoténuse.
- Triangle non rectangle : je n’utilise pas cette relation pour calculer une longueur.
- Réponse finale : je prends la racine carrée et j’ajoute l’unité.
Je conseille aussi de faire une estimation mentale. Dans l’exemple 6-8-10, l’hypoténuse doit être supérieure à 8 cm, mais inférieure à 14 cm. Une réponse de 100 cm révélerait immédiatement une erreur de lecture ou de calcul.
Le bon réflexe à garder pour les prochains exercices
Pour réussir, je procède toujours dans le même ordre : je repère l’angle droit, je nomme l’hypoténuse, j’écris la relation avec les lettres de la figure, puis je remplace par les nombres. Cette courte préparation évite la plupart des inversions entre addition et soustraction.
Les exemples 3-4-5, 5-12-13 et 6-8-10 sont utiles pour développer des automatismes, mais ils ne remplacent pas la méthode. Dès que les valeurs changent, la règle reste la même : identifier la configuration avant de calculer, conserver les unités et arrondir seulement à la fin.